Justin, et RG on the road

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 13 mai 2010

Gagner n’est pas soulever

Nous voilà rendus routiniers dans nos habitudes québéco-montréalaises. Renée enchaîne les contrats, car ici il y a moins de création de poste « sur-mesure » qu’en France, et moi, je pose des tuiles, et j’apprends. Émile et Justin apprennent aussi la garderie, les changements de température qui font que le lundi il fait 20 et le mardi 0 avec de la neige, et la course dehors (quand possible).

Mais parlons de ce qui se passe à Montréal, car il se passe quelque chose. Les Canadiens, les Habitants, Go Habs Go, le CH, l’équipe la plus mythique du hockey, j’ai nommé, les Canadiens de Montréal. Ils ont eu 100 ans, mais comme ils sont très populaires et qu’ils ont la plus grande histoire des équipes de hockey, ils ont célébrés les 100 ans sur 2 saisons (entre 2009 et 2010).

Le hockey, c’est compliqué pour bien des choses, mais je résume pour que tout le monde comprenne. Les joueurs signent en tant que jeunes pour un club mais après un nombre définis d’années, ils deviennent joueurs indépendants et vont au club le plus offrant. En l’occurrence ce n’est pas le club des Canadiens, les impôts sont trop lourds et la pression médiatique est trop forte. Alors les bons joueurs expérimentés jouent dans des clubs où ils sont riches et où les médias ne les embêtent pas trop s’ils ne jouent pas bien.

Bref, Montréal a une équipe moyenne et par le biais de miracles répétés de leur gardien, ils se sont qualifiés pour les play-offs. En se qualifiant 8ème sur 8 places, vous jouez contre ceux qui ont gagné le championnat. Donc on se retrouve avec un match David contre Goliath, là Washington et Ovechkin (le deuxième meilleur joueur au monde), bilan, victoire des Canadiens en 7 matchs, pour la première fois, le huitième a battu le premier! Et là, une folie s’est emparée de la ville de Montréal. Les gens sont de suite de meilleure humeur, plus stressés les soirs de match, bref, une atmosphère d’euphorie souffle sur la ville. Puis hier les Canadiens jouaient le 7ème match contre Pittsburg et Crosby (LE meilleur joueur du monde), tenants du titre, et qu’est-ce qu’ils font? Ils ont gagné 5-2, C’était un duel Asloum-Tyson pour situer.

En tout cas, le résultat a été que 80% des autos ont des fanions accrochés à leur fenêtre, 75% des gens ont un T-shirt du club, les radios, TV, journaux, gens, tout tourne autour des Canadiens. Même les bus annoncent en plus de leur destination « Go Canadiens Go ». Fou fou fou je vous dis! Mais à l’heure qu’il est, ils ne ce sont pas encore qualifiés, et surtout, il reste deux round de 7 matchs avant de pouvoir soulever la coupe Stanley (importante à voir pour ceux qui ne l’ont jamais vue, elle mesure 1m50!). Et donc, gagner le championnat, comme Washington, n’est pas soulever la coupe, foi de Montréalais!

jeudi 18 mars 2010

Lets get ready to rumblllllllllllllllllllllllllleeeeeeeeeeeeeee (les images des combats en fin de reportage)

(Avant la lecture, je demanderais l’indulgence des lecteurs face aux québécismes présents dans le texte suivant ainsi qu'à la taille volontairement grande des images du reportage)

Mesdames, messieurs,

Dans le coin gauche, avec son manteau vert et ses baskets beiges, 15 kg sur la balance et environ 72 cm, l’amoureux du béguètement et du chevrotement, surnommé Roucouchant les yeux bleus, disputant son premier combat professionnel : Émile. Dans le coin opposé, accusant 14,5 kg pour 90 cm, portant son manteau marron assorti à ses baskets, le chanteur complimenteur, surnommé Tibilou Beauregard, également pour son premier combat professionnel : Justin.

Le combat se disputera en deux rounds durant lesquels les deux combattants vont tenter de vaincre le sol de l’arrière cours. C’est Émile qui entre sur le ring le premier. Le sol est vil et, après plusieurs esquives en tombant sur la couche alors doublement protectrice, il tente de prendre l’ennemi de vitesse, manœuvre réussie au pas de course. C’est alors qu’il se retrouve dans’à’ruelle avec les deux p’tits Cris du voisin. Voyant la réussite du coup précédent, il accélère vers les deux gamins jouant alors dans le banc de neige. Malheureusement, si le Jack Beauregard des rings se reconnaît dans le dédale des dalles du jardin, il ne maitrise pas encore la topologie de la ruelle, et dans son empressement, il oublie les mini ralentisseurs. Une pause ici pour nos cousins, Montréal est une ville récente, elle n’a pas encore 400 ans. Et ici, les urbanistes n’ont pas eu à construire les rues autour d’églises, de vieux remparts ou de marchés ancestraux. Donc à part le vieux Montréal, toutes les rues ici sont soient parallèles soient perpendiculaires (si on réfléchit, elles ne peuvent pas être les deux à la fois me trompe-je?). Donc, pour éviter que la maison ne donne sur des rues passantes des deux côtés, l’arrière cours est accessible par de petites ruelles. Comme les ruelles sont les terrains de hockey favoris des Montréalais âgés de moins de 16 ans et pour éviter que le voisin pressé n’écrase vos petits, la ville a détaché des équipes qui construisent des ralentisseurs à la main. Ils sont bien rebondis et pas larges du tout, ce qui oblige aux autos de ralentir à 5 km/h sous peine de perdre l’usage des suspensions avant. Mais revenons à notre combat, Émile, dans un mouvement d’une grande célérité tente donc un rapprochement audacieux vers le banc de neige. Mais il s’enfarge dans le ralentisseur et s’en suit une chute en deux temps. Pla première partie de la chute est douce sur le ralentisseurs, mais la deuxième partie se termine par la botte dite du « trépannage de gueule sur cailloux », l’arcade, l’œil et la pommette sont touchés. Mais pas KO, Émile ne sera compté que jusqu’à 5 (temps de larmes). La boue de neige fondue et le sang feront jeter l’éponge à son entraineur de père. Cela met fin au premier round.

Après une pause qui aura bien duré deux jours, la cloche sonne pour le deuxième round. C’est Justin qui décide de prendre part au combat. L’accès au sous sol de service de chez nous se fait par ses portes inclinées que l’on voit souvent dans les mauvais films américains. C’est ces portes qu’il faut soulever pour accéder à des escaliers plongeant l’inspecteur vers les ténèbres du meurtrier, vous avez tous vu ce genre d’images. Bon, ben Justin n’y a jamais vu une porte d’entrée vers les enfers, mais plutôt un superbe toboggan pour auto. Des dalles des jardins, vous monter les deux marches vers une petite estrade qui vous mène au sommet du toboggan. Justin est habitué de gravir les marches et de courir sur l’estrade pour lancer ses autos sur le toit de l’enfer (quel pouet). Malheureusement, la récente application de peinture sur planche a obligé les habitants (dans les 2 sens) des lieux à faire sécher les planches sur un tapis posé sur l’estrade. Mais quel est l’utilité d’un tapis, je vous le demande?? Et oui, c’est fait pour qu’on s’y prenne les pieds dedans! Il n’en fallait pas plus pour tromper la garde du Tibilou coureur! Et malgré un lâché d’auto judicieux, la chute sera inévitable. Avec, là aussi deux étapes, une première sur l’estrade, mais l’inertie aidant, la deuxième partie de la chute se terminera sur les dalles. On peut penser que la chute directe sur dalles, sans passage par estrade aurait causé un KO technique. Mais la défense du Tibilou l’a protégé et c’est donc dans un mouvement superbe qu’il décide d’amortir sa chute avec son nez et son front, ce gamin quel artiste, quel esthétisme dans le geste.

L’arbitre international qui fait aussi guise de père au deux combattants décide d’arrêter ainsi ce premier combat après deux rounds. Mais les combats programmés à l’été promettent de voir des gestes techniques de toute beautés, d’autant que les dalles de la cours ne sont pas droites et on note de-ci de-là quelques arrêtes saillantes, les soigneurs auront du boulot je vous le dit!!

mardi 8 décembre 2009

Premières neiges! (texte intégralement rédigé en québécois)

Bon, d’accord, je commence par un titre mensonger! Les chialeux vont pouvoir se sucrer le bec !

Non, ce ne sont pas les premières neiges. Nous avons eu une première neige au mois d’octobre mais la chute a été courte et la neige a fondu rapidement. Par contre, aujourd’hui, notre premier pouce est tombé. Et il reste. Certes, les éclaircies vont transformer le tout en slush cet après-midi, mais demain, dès 8:00 am, la première tempête de neige est annoncée et c’est presque deux pieds que nous aurons. Mais, malgré les équipements et les habitudes, les premières neiges ont eu le même effet que partout ailleurs : le métropolitain, la 20, la 25, la 15 nord et la 440 étaient toutes jamées bien raides, et je ne parle pas du pont-tunnel! Une chance qu’y avait rien à’shop pour moi.

En parlant de t’ça voici quelques nouvelles. Après des années infructueuses à vouloir retenter de travailler dans les pierres et les céramiques, Montréal aura été mon Eldorado. Mon chum Martin qui est dans la construction m’a pluggé avec un chum de la confrérie. Et me voilà rendu carreleur. Et je suis chanceux comme la marde, parce que mon boss, en plus d’être cool travaille avec les gens aisés, ce qui fait que nous travaillons dans de belles maisons avec de beaux projets. Ajoutons que son leitmotiv c’est « prenez votre temps pour faire une belle job, qu’on n’ait pas à revenir ». Ce qui fait que je devrais sauver mes genoux et mon dos.

Pour ce qui est des deux flos, tout se passe bien, ils s’amusent comme des fous à la garderie. Ils apprennent le créole haïtien avec leur gardienne Isnelle. Émile tente de se lever avec appuis et court en rampant (ou rampe en courant, à vous de choisir). Il a développé une admiration pour la salle de bain. Il y entre et cherche à manger le papier toilette. Son autre passion c’est d’ouvrir les portes de placard, car dedans, il y a de la bouffe! Justin continue de grandir à la vitesse d’un escargot lent mais parle de plus en plus et de mieux en mieux. Ceux qui nous appellent savent de quoi je parle. Comme d’habitude, gardant le meilleur pour la fin, ou la meilleure devrais-je dire, parlons de ma blonde. Elle travaille à l’UQAM. Elle enchaine les petits contrats d’ici à quelque chose de plus permanent. En janvier, elle donnera un cours pour 3 mois, ce qui est un nouveau pas vers le permanent espérons-le!

Voila le premier billet réel depuis notre arrivée. On va attendre un peu pour relancer des concours et raconter plus de bêtises. Ici, rien de spécial à vous raconter pour vous étonner: les gens sont aussi rigolos que les Australiens; le père noël arrive en hélicoptère pour se jeter ensuite dans les supermarchés et attirer la clientèle avec lui; les partis politiques sont financés par la mafia et dirigés par des gens tellement bêtes qu’ils ne savaient pas que l’argent cash distribué dans des enveloppes brunes et les voyages sur les bateaux de riches Italiens pouvaient être considérés comme de la corruption; les gens font la queue bien sagement pour attendre le bus dehors par -5°C; la moitié de la population est vaccinée contre la grippe H1N1;

Marc Labrèche (photo ci-dessus) est fou, mais toujours aussi drôle et donne au Québec, à sa public, 3600 secondes d’extases toutes les semaines; pour leur première participation, les Saints du Québec ont gagné la coupe Mike Pyke avec votre auteur en chef de file des lignes arrières; bref, rien à signaler icitte. Mais si vous voulez que je développe sur un sujet, demandez-le dans vos commentaires que je souhaite nombreux.

dimanche 6 décembre 2009

Hibernatus

Cou don, què cé qui font ces quatres mautadits qui donnent pas de leur nouvelles. C'est à croire que l'québéc est un pays dépôurvu d'ordinateur!. Je me met la pression mes chums et vous promets des nouvelles lundi ou mardi prochain, il vous reste une fin de semaine pour commenter ces quelques mots!

Greg, néo carreleur (merci qui, merci 192!!)